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Bloc-notes de Toncrate

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70 – Comment j’ai finalement hérité d’un matou et Trinquette d’un mari

 

Bon… je sens que là, tu vas me dire que j’exagère. Que ce n’est pas croyable une telle série de coïncidences qui s’empilent comme ça les unes dans les autres dans mon histoire de science-fiction. Ada et Dana qui tombent (et c’est le cas de le dire) sur l'oncle Ginno, comme par enchantement… tous les trois sur la même route pour se rendre chez nous, au Bélougue !

Et ceci alors que la quasi-totalité de l’humanité a été décimée par un mal étrange et mystérieux dont on ne sait toujours pas grand chose depuis 70 pages que j'écris et un gros paquet de semaines que tu lis !

 

« Allons Minou, c’est pas sérieux… tu devrais te remettre au tricotin plutôt que de t’entêter à écrire des romans. »

Je sais bien que c’est ce que tu penses au fond. Et peut être que tu as raison.

 

Mais à bien y regarder, il n’y a pas autant d’invraisemblances qu’on peut croire dans cette histoire. Je t’accorde que la rencontre de Ginno et des sœurs Ravière, à ce point précis du récit, elle peut paraître cousue de fil blanc. On peut voir cela comme de bonne circonstance en l’occurrence et dire que ça arrange bien mes bidons. Soit ! Mais faut pas oublier qu’on est dans un roman nom d’un chien !

 

De plus, qu’il s’agisse de Tontonzio ou des deux sœurs, tu verras d’ici la fin de l’histoire que mes protagonistes avaient une bonne raison de se trouver précisément sur cette route. Et puis zut ! C’est moi que je suis l’auteur hein ! … et même si ça peut te sembler surréaliste, je sais parfaitement où je vais avec mon texte.

En dernière analyse, il n’y a que le moment de la rencontre qui relève de la coïncidence. Et encore parce que j’ai voulu faire débarquer nos amis de concert au Bélougue, par simple souci d’esthétique, afin de t’épargner les redondances que n’auraient pas manqué d’entraîner des arrivées successives.

 

Allons bon ! C’est comme ça que ça s’est passé d’abord.

 

Et c’est ainsi que j’ai hérité de Fiocco et que nous avons enfin eu un chat à la magnanerie. Un amour de peluche tout noir avec son flocon de cravate blanche au plastron et ses yeux en amandes d’émeraudes pointillés de paillettes dorées. Une douceur de chaud vivant qui vient dormir avec moi chaque nuit. Un timide pataud que j’ai présenté à Trinquette dès que ça a été possible, et à laquelle il a plu, enfin… me semble-t-il.

Eh ben ! Tu vas voir qu’ils vont nous faire des petits ces deux là !

 

*

* *

 

Alors, hein ? Comment va la vie quand même !

Et encore un chapitre qui pète ! Un !

Ouaip !… il était bien court celui-là.



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