… le quai du métro est noir de monde à Barbès :
gare aérienne il pleut, sous terre il fait soleil,
c’est la grève dit-on, de partout on débraye,
je vais aller à pied à la station Abbesse.
Le long de l’avenue, nez en l’air, je me presse
c’est alors que je vois à nul autre pareil
un bâtiment nouveau, un drôle d’appareil
qui de l’architecture attribue la prouesse.
Bientôt à mes fusains de mémoire je peins
cette église factice ou ce temple païen,
aux vitraux effilés comme des guillotines.
Le soir même la mode aura gagné le tertre
de la place aux perrons chacun copie le maître,
les tableaux se vendront comme chocolatines