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Bloc-notes de Toncrate

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27 - Du rififi chez Chouchou

 

on gobelet à la main, Philip se presse pour prendre l’appel. Après une brève conversation pendant laquelle il prend des notes, il retourne au bureau des inspecteurs pour mettre ses collègues au parfum.

Ben, ceux qui comptaient se la couler douce ce matin, ils ont tout faux ! … On a un double meurtre sur les bras. Avenue Alsace-Lorraine, « Chez Chouchou ». C’est un salon de coiffure. Camille, tu préviens Jeannot et le légiste. Greg, tu viens avec moi.

En hâte, il se tâte les poches.

Et merde ! j’ai encore oublié mon portable à la maison.

L'inspecteur vérifie qu’il a le sien.

Ça va, je peux faire roue de secours commissaire.

Bon ! Alors allons-y !

 

Les deux hommes descendent rapidement au garage en sous-sol pour récupérer une voiture, puis en prenant un malin plaisir à faire hurler la sirène à tout berzingue, Greg les conduit en un temps record à l’angle de la rue Kléber et de l’avenue Alsace-Lorraine. Une fois les lieux repérés, sans atermoiement, la voiture force le cordon de sécurité qui bloque la circulation et dans un ultime crissement de pneus elle se range impeccablement derrière le car de police secours dont les vantaux sont grands ouverts. A l’intérieur un agent probablement dévolu à la circulation assiste un type au visage ravagé.

 

Comme s’il venait de participer à une course de karting "no limit", Philip s’extirpe avec soulagement de son siège puis il grimpe le marchepied de l’estafette. Il se présente :

Commissaire Bordiga de la criminelle.

Le flic lui serre la main.

Bonjour commissaire. Je vous avais reconnu.

Près du policier, assis sur un bat-flanc en simple tôle, un jeune homme choqué dodeline de la tête. Apparemment il n’est pas dans son assiette. Bordiga demande :

J’imagine que c’est lui qui a trouvé les corps ?

Le flic confirme :

Oui Monsieur le commissaire. Il s’appelle Vincent Martinet, c’est un employé du salon. C’est lui qui a découvert le crime.

En entendant le gendarme prononcer le mot "crime" le type se met à renifler et Bordiga comprend que ça va être coton de l’interroger.

 

 

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