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Bloc-notes de Toncrate

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Surimpressions

 

La pièce était calme, trop calme pour engager une conversation ou développer une pensée toute en corolle, même sur un papier sensible à la lumière céruléenne. Cependant l’œil s’est ouvert tout de même, fragile, en rosace. Un kaléidoscope vivant où les couleurs d’automne semblaient se chevaucher, pareilles à des cavaliers innombrables sur une plage basse de novembre. D’ailleurs, les chevaux sont des bêtes de fin d’année, tout comme les arbres morts.

Aujourd’hui les espaces sont réduits aux carrés des marais-salants et des parcs à huîtres ; partout les issues sont défendues par des filets marins, canyons privés d’entrée et de sortie, propices au vagabondage, c’est peut être de là que vient l’amertume des hauts-plateaux désertiques.

A l’orée de l’iris, un îlot de caprice, une larme éteinte envisagée dans l’arc-en-ciel de l’entourage immédiat ; un animal jeune et candide qui souffre de la faim sur l’étendue de sable fin du sahara.

L’œil n’est plus à sa place, un accroc à la dérivation, déplacement spatial en mur de son. Le mouvement n’est audible que par les instruments temporels, le souffle d’un courant d’air hérissé d’écorchures.

 

Quelle déraison ajouter aux amalgames, sinon celle des gens d’ailleurs ? Des gens à priori d’une délectation vacante ? De là dépend le chardon du Rouergue, une voie creuse et basse de terrain de torrent, avec des cailloux aquatiques, lisses, parfois d’une rondeur extrême et qui surprend. Le maître chacal intransigeant au-dessus des écarts de la tombe !

Une évocation se dessine, le cimeterre de gloire, lion repu ; dans l’encoignure de bois-résine qui soutient la ruche, une roue d’or s’est déposée petitement.

Pas à pas, près de l’aiguille de pin qui marque un félin affamé, comme un corail patient et récurrent, une drôle de théorie s’élabore en spirale, puis elle se blottit, recluse, contre une épave de bois gonflée de gel.

 

Une disgrâce de ciel d’orage, un silence glacé. La précision des éclats, une danse qui se démet les articulations et les papillons de l’aube qui reflètent leurs ailes blanches sur une joue d’anse égarée.

Plus loin, une coccinelle au bout de l’espoir, elle écarte son dos et disparaît aux crépuscules.

Dans les jungles où le soleil d’airain tarit les larmes crocodiles, un oiseau geai est passé ; un envol d’envergure… et soudain, des prises de courant qui s’enclenchent.

 

Vaste équipollence désagrégée associant les asters incomplets, la dure croûte granitique et le calme d’éternité…

Tout au fond du tableau, on voit des poutrelles d’acier qui s’écrasent sur les bateaux-mouches.

 

 

Ecrit pour les Impromptus Littéraires


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N
un texte surprenant, un rien de chauve cantatrix, un zeste de l'autre en amont et du toncrate of course, pour lier tout ça!
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