Je traversais l’Afrique de Niger en Congo
marchant d’un pas certain à travers la savane
sans me préoccuper des autres caravanes
mon bâton à la main et mon sac sur le dos.
J’allais résolument, franchissant les cours d’eau,
escaladant, soufflant, sautant de liane en liane,
me suffisant dîner de manioc, de bananes,
afin de m’épargner un trop pesant fardeau.
Pistant des pachydermes qui disaient le chemin,
vers le sud j’avançais du jour au lendemain
puis je me reposais en haut d’un arbrisseau.
Je n’avais rien à craindre à l’abri des rameaux :
Quand devant elle fuient les plus grands animaux,
l’ombre de l’éléphant garde le souriceau.