Œuvre de Baudelaire aux effluves gâtés,
mâles fleurs trop humées mille fois respirées,
rose pas très mignonne et trop édulcorée
à force de ronce-hards et d’infidélités…
Grand livre de cuisine aux rebords pimentés
senteurs appétissantes bonnes à picorer,
ou romans policiers aux nez défigurés,
héros charismatiques, odeurs de sainteté…
Voilà ce que l’on flaire dans ma bibliothèque
entre le Bateau ivre, les philosophes grecs,
l’ana, le florilège et les tomes de rimes.
Mais celui qui me grise n’est pas cet incunable,
ni ce prix Femina, ni ce recueil de fables.
Il est là. Il sent bon : C’est ton journal intime.