Au Chat-perché, au Marigny, à la Civette,
peu importe au fond le nom de ces troquets
du moment qu’au comptoir trône le mastroquet
le sourcil rehaussé, la main sur la lavette.
C’est ici que le soir j’allais perdre la tête
autour d’un apéro, tomate ou perroquet,
je parlais politique, savais tout expliquer…
sauf quand je rencontrais une prime amourette !
Alors on s’asseyait sur la vieille banquette,
tout au fond de la salle, et dans cette retraite
devant nos diabolos on faisait des câlins…
J’en connais tellement des comptoirs et des zincs
où l’on refait le monde pour un billet de cinq
que je pourrais écrire un guide Michelin !