Mon patachou, ma gourmandise, Ô bel amour,
jamais je ne serai rassasiée de ta crème,
jamais je ne saurai observer le carême,
tant ton cœur est moelleux lorsqu’on te sort du four.
Je t’aime au chocolat dès le début du jour,
au café praliné je te mange, sereine,
à la pâtisserie je suis comme une reine
quand je viens te chercher pour faire un petit tour.
Parfois des hommes seuls nous matent avec envie :
Veulent-ils nous croquer ? Nous lécher à l’envi ?
Oseraient-ils goûter nos vertus capiteuses ?
J’ai pris trop de kilos pour trouver un mari :
J’ai ma place, au couvent saint François de Paris,
je m’y trouverais bien parmi les religieuses !