Mes tubes sont séchés, mes fusains en morceaux,
mes brosses maculées, ma palette en mutisme,
mon esprit encombré d’ineptes aphorismes,
et son inspiration noyée au fond du seau.
Comme l’écrit Seurat du bout de son pinceau
si le commanditaire exige un pointillisme
il faut pas trop glisser vers le surréalisme,
la peinture au couteau n’amuse que les sots !
Alors quels coloris donner à ma carence ?
Quels reflets ? Quel éclat ? Quelle désespérance
pour exprimer la consistance du malheur ?
Des mots, des fabliaux, des textes poétiques,
de la chanson et des contes philosophiques
qui vous en feront voir de toutes les couleurs !