Au-dessous de la terre, creusée dans le rocher
la cave est fraîche ; en rang s’alignent les barriques,
les futailles de chêne où le vin se fabrique
et se transmue avant d'aller dans nos pichets.
En lits superposés, par douzaines, couchées
sur des treillis de fer, les bouteilles s’imbriquent,
tête-bêche, lascives, j’allais dire… lubriques
patientes, pas pressées d'être un jour débouchées.
La visite s’achève par la dégustation
d’un cru bourgeois d’excellente réputation,
sans abuser ni du bouquet ni de l’alcool.
De la vigne au pressoir... du chai au cafetier...
et si je décidais de changer de métier
pour élever le vin ?… Être maître des cols !
Écrit pour les Impromptus Littéraires